Aucun produit dans le panier
L’histoire commence avec un défi personnel, accompagné d'une pointe d’entêtement.
Lors de l’été 2019, étant préparateur de mon propre Figaro Bénéteau 3 loué pour l’occasion à un skipper préparant la Solitaire du Figaro, comme l’ensemble du circuit nous étions à la recherche de solutions concernant les algues qui se coincent sans cesse dans la quille, problématique de ce nouveau bateau.
En effet, ce monotype fraîchement sorti de chantier possède une quille très droite et plus profonde que ces confrères précédents ce qui pose problème avec les algues car celles-ci sont plus facilement bloquées dans la quille et sont plus difficiles à enlever. Et elles sont un frein considérable à la performance du bateau.
Deux problèmes se posent alors plus que jamais : détecter la présence des algues et pouvoir les enlever.
Notre sujet concerne pour l’instant le premier problème.
A cette époque, il y a à peine plus d’un an... La méthode classique consiste à mettre son masque et plonger la tête dans l’eau à l’arrière du bateau pour voir les algues. Les plus équipés peuvent s’offrir des endoscopes mécaniques associés à des pièces usinées, qui après quelques acrobaties à l'intérieur du bateau permettent de voir les algues en passant l’endoscope dans le trou du passe
coque du sondeur (capteur de profondeur d’eau sous le bateau). Méthode en deux étapes afin de voir laborieusement le haut de la quille, puis le bas de la quille.
A notre tour nous devions mettre en place une solution.
Je me souviens avoir dit à voix haute : “demain nous sommes en 2020, on va envoyer des hommes sur mars et on a pas encore trouvé de solution pour filmer en continue les quilles, je suis persuadé qu’on peut y arriver !”
Après plusieurs heures de recherche et de bricolage nocturne, j’arrive à intégrer une caméra dans un bouchon standard de passe coque et j’y ajoute même une LED pour éclairer la quille la nuit.
Le résultat est assez encourageant, mise à part que la LED ne fonctionnera plus très rapidement, et qu’on ne voit pas très bien le haut de quille. Et cette jonction entre le haut de la quille et la coque est précisément l’endroit où les algues viennent se loger.
C’est entre deux étapes de La Solitaire du Figaro 2019 que je fais une seconde caméra qui sera une réussite. D’un simple clic on peut voir sur l’écran de l’ordinateur toute la quille de haut en bas, en direct et en continu, de jour comme de nuit. C’est une révolution !
Dans l'hiver suivant les skippers qui naviguent sur mon bateau approuvent cette caméra et m’en commandent sans promesse de résultat pour les premières courses de la saison 2020.